DIDIER PALLAGÈS

À mes débuts de la photographie en 1989, j'ai été formé au laboratoire argentique de l'Agence France Presse, puis photographe de laboratoire (numérique). J'y ai appris la mise en conformité chromatique et la retouche des photographies de l'agence ainsi que la prise de vue. Au laboratoire, nous avions en charge la numérisation de toutes les archives du début du siècle dernier à nos jours. En même temps et en parallèle je suis devenu photographe indépendant, par la suite j'ai créé ma société, j'ai ouvert un premier studio à la Cour des Arts à Vauréal (95) pendant 4 ans et enfin j'ai déménagé en Alsace en 2019 où j'ai installé mon nouveau studio à Wettolsheim à côté de Colmar. Je n'ai jamais cessé d'aiguiser mon oeil et j'ai de la chance de connaître ces deux métiers qui n'en font qu'un. Je n'ai fais que de belles rencontres et j'ai partagé la passion de mon métier avec tous.

Saisir l'instant, c'est une de mes raisons de vivre!

J'ai quitté l'agence en avril 2021 pour me consacrer à mon activité de photographe à plein temps.

Merci pour votre visite sur le site.

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Saisissons l'instant!

Dans le ventre de ma mère danseuse, déjà je rebondissais. Premiers sons, premiers clics!

Le Rythme m'emporte, je cherche toujours les déclics, le mouvement, à travers mon corps, les croquis, les couleurs, je transforme... J'observe l'oeil du photographe, gigantesque, agile, qui capte si bien, à temps, précisement!

La photo vécue par un acrobate, c'est de la photo exercée par quelqu'un qui sait d'avance ou il va atterir, la tendresse qu'il faut mettre dans le geste, la lumière qu'il faut retranscrire et le mouvement qu'il faut saisir!!

Attrapeur d'ambiance, pêcheur d'envol, lui aussi il joue, ce père artiste, il joue de son art pour nous transmettre, à sa petite tribu, la confiance nécéssaire qu'il faut pour prendre son envol, et la joie d'être ensemble comme dans une troupe, la douceur de prendre le temps de vivre ce qui nous fait vibrer.

De petits coups énergisent mon coeur pour cette belle trace de ton travail que tu nous offres! Merci de nous ouvrir le chemin des rencontres.

A nos rêves!

Léa Pallagès

(texte et dessin extrait de mon livre "éclats de scène" 2015)

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« En parcourant ce magnifique site, je crois bien connaître à peu près tous les personnages. C’est dans un univers de créateurs, de personnages originaux, de lieux de spectacle de toute beauté, que Didier Pallagès nous fait voyager. Ce qui est étonnant, c’est finalement le voisinage de nos deux univers : je peux évoquer des souvenirs, ces souvenirs Didier les a finalement traduits en photos.

J’ai en effet la sensation que nos deux carrières n’ont divergé que sur les moyens : Didier a photographié de nombreux artistes vers lesquels mon instinct me dirigeait. Comme lui,  j’ai admiré la plastique d’un couple de danseurs, la manière dont Shirley et Dino ont mené leur carrière, la mise en place des éclats de rire déclenchés par le Quatuor, Marianne James, Gustave Parking, Pierre Aucaigne et je pourrais poursuivre cette liste pendant très longtemps.

Une constatation s’impose, nous avons chacun, à notre manière, aimé ces artistes, l’amour a été notre moteur. Nous avons vécu dans la poésie de ce métier et Didier l’a magnifiquement exprimée.

Avec un exceptionnel talent, Didier a fixé sur la pellicule, grâce à son oeil aiguisé et son objectif attentif, ces artistes, ces lieux, ces personnages hors du commun, ces longs moments de passion qui existent chez tous ces « saltimbanques » talentueux.

Ce livre est un grand cri d’amour à l’égard du monde du spectacle vivant.

Aussi je me permets de vous dire que ce fut un bonheur que de vous avoir rencontré. »

Jean-Michel Boris, Directeur artistique de l’Olympia.

(texte et dessin extrait de mon livre "éclats de scène" 2015)

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« Notre première rencontre a été comme un Polaroïd, on n’a rien vu venir au départ. Puis ça s’est troublé, on a été troublés. Les couleurs sont peu à peu apparues, d’abord à peine un léger flou. Nos chemins se sont croisés, comme la chimie sur ce drôle de procédé autonome et un peu magique, l’alchimie a fonctionné. L’envie est arrivée puis tout s’est emballé, on s’est baladé, on a voyagé de scènes en spectacles, de villes en pays, en musique et dans nos vies. On a créé nos propres couleurs ! La pellicule n’était pas finie, trois autres images formidables nous accompagnent, Léa, Théo et Tom avec qui il est si bon de partager. Comme ces photos, pas de manipulations extérieures, tout se fait en interne, on puise l’un de l’autre, de nos rencontres, on rebondit, on partage, on débat et c’est pour nous 25 ans d’éclats de vie ! »

Fabienne Pallagès

(texte et dessin extrait de mon livre "éclats de scène" 2015)

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« Un soir, sous le chapiteau des Achille Tonic alias Shirley et Dino, et dans la vraie vie Corinne et Gilles, je croise un gentil garçon. Cet homme tout doux, tout calme, paisible, timide, tient au bout de sa main son arme... Un appareil photo... On me le présente. « C’est Didier, notre photographe, tu vas voir, il est génial ». Un critique connaît peu ou pas les photographes de scène. Ils ont un filage qui leur est réservé quelques jours avant la première, et l’on a peu l’occasion de les croiser... Donc Didier est le premier photographe de scène que je vois pour de vrai... Étant la discrétion même, on oublie vite sa présence dans la salle. Comme si le déclic de son appareil avait décidé d’être encore plus silencieux que lui...

Quelques jours plus tard, je reçois ses clichés au journal... La photo de scène n’est pas un art facile. Il faut savoir rendre l’âme, l’ambiance, les couleurs, même en noir et blanc, toucher la quintessence du travail des artistes et reproduire sur un cliché ce qui nous a été donné à voir, à ressentir, lors de la représentation. J’ai tout de suite été touchée par son travail, car Didier porte un regard particulier sur le monde qui l’entoure et sait le reproduire.

Je le découvrirai à chacun de ses reportages et surtout avec ses photos pour l’association Théodora. Et si l’on voit bien avec les yeux, il est certain que l’on voit mieux avec son cœur. Or Didier photographie avec son cœur avant tout.

Depuis cette première rencontre, nous n’avons cessé de nous croiser, car nous aimons les mêmes choses et surtout les mêmes gens. Il y a eu toutes les aventures des spectacles de Gilles et Corinne, les soirées épiques des légendaires « Lundi du Music-Hall » à la Pépinière, les soirs de premières avec « Le Quatuor ». Et puis, tout naturellement, tout simplement, parce que cela ne pouvait finir autrement, nous sommes devenus amis... C’était le mieux
qui pouvait nous arriver. »

Marie-Céline Nivière, Pariscope